vendredi 5 août 2016

« Une belle expérience »

Arrivé à Gardonne à l'été 2013, Othmane Jerboui est reparti lors de cette intersaison du côté de Boulazac, son club de toujours.

Othmane Jerboui aura passé trois saisons
sous les couleurs de l'ESG.
© Pascal Lacroix.
Sylvain Desgroppes : Comment en êtes-vous venu au basket ?
Othmane Jerboui : A la base, j'ai joué au football, car mon père était là-dedans et m'avait transmis sa passion. Mais à neuf ans, je crois qu'il en avait marre de ce sport de plein air avec des conditions parfois difficiles, et j'ai pris une licence de basket. Poussins, benjamins, cadets France, puis N3 et Espoirs Pro A, j'ai fais toutes mes classes à Boulazac.

Comment définissez-vous votre rapport à ces deux sports ?
Pour l'anecdote, je continue encore aujourd'hui à avoir des habitudes de footballeur, cela peut paraître bizarre pour un basketteur mais le football est le sport que je regarde et que je suis le plus ! Mais quand j'étais jeune, j'ai vu qu'au football, on a les yeux rivés sur les meilleurs et on ne fait pas attention aux autres. Alors qu'au basket, la mentalité est meilleure, on prend le temps d'apprendre, d'enseigner, de montrer les bases à tout le monde.

Comment s'est fait le choix de Gardonne en 2013 ?
Après une année comme espoir à Boulazac, je voulais tenter autre chose. Plusieurs clubs m'avaient contacté, dont deux au Maroc, et donc Gardonne. De mon côté, j'étais encore jeune (vingt-et-un ans, NDLR), et je ne me voyais pas partir seul à l'étranger. Gardonne me permettait de rester à côté de chez moi et de rejoindre en même temps un beau projet.

Les moments de joie collective ont été nombreux en trois ans,
comme ici après une victoire à domicile contre Toulouse.
© Pascal Lacroix.
Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l'ESG ?
Je garderais évidemment en mémoire les montées successives, c'est quelque chose d'extraordinaire pour le club. Monter fait grandir un club, et cela fait grandir les joueurs aussi. Quel que soit le sport, le niveau de pratique, une montée est vraiment quelque chose de particulier à savourer, ce sont des moments de joie collectif, et j'ai eu la chance d'en être l'un des acteurs.

Que gardez-vous de l'expérience de la N2 ?
Pour moi, cela aura été une belle expérience, jouer en N2 n'est pas donné à tout le monde. Pour le club et le collectif, il y a eu des hauts et des bas, c'était une année de transition, où tout changeait au niveau du club, pour le basket et en-dehors, donc cela a parfois été compliqué. Mais on s'en est sorti. Et je vois la saison dernière comme étant intéressante pour moi, cela m'a permis de me jauger par rapport à des joueurs de N2, de voir où était mon niveau.

Aujourd'hui, vous voilà de retour à Boulazac...
Le contact ne s'était jamais perdu avec le club. Après trois saisons à Gardonne, je n'avais pas forcément de proposition concrète ailleurs, à part celle du BBD justement. Après une année de N2 qui s'était finalement soldée par le maintien, je trouvais qu'il y avait une certaine cohérence à revenir au BBD, qui est une vraie famille pour moi.

Malgré un temps de jeu parfois réduit, Othmane Jerboui
a marqué 70 points en 21 matchs en N2 (3,33/matchs).
© Pascal Lacroix.
Quel projet rejoignez-vous ?
Le projet me plaît, le club a envie d'avoir une N3 qui joue le haut de tableau. Je connais bien le coach Thomas Andrieux, avec qui j'ai discuté, et le club a vraiment envie de franchir un pallier, de montrer qu'il n'y a pas que le secteur professionnel mais aussi une section amateur, le tout sans oublier évidemment le centre de formation. Il s'agit de concilier l'ensemble, avec une équipe de N3 qui va avoir des ambitions dans son championnat.

A plus long terme, comment voyez-vous votre avenir ?
Tout d'abord, travaillant sur Périgueux, il est aussi plus confortable pour moi de jouer à Boulazac. Sans oublier que cela va me permettre de plus voir et profiter de ma famille, très importante pour moi. Pour le reste, je ne me pose pas de question sur mon futur dans le basket. Ce qui me préoccupe le plus, c'est mon avenir professionnel. Les choix que je fais dans le basket viennent s'adapter à mon travail, qui reste ma priorité.

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