samedi 16 juin 2018

Encore une finale

Pour la cinquième saison consécutive, les féminines du BPFC disputeront ce dimanche la finale de la coupe régionale. Une performance de taille.

Le groupe bergeracois va vivre ce dimanche
sa cinquième finale consécutive de coupe régionale.
© François Berterreche
Une de plus. C'est devenu une habitude dont le club, ses dirigeants, le staff et évidemment les joueuses ne se lassent pas. Comme chaque saison depuis 2013-2014, c'est par la finale de la coupe régionale que le BPFC met fin à un long et usant exercice 2017-2018. Cinq finales consécutives, une performance remarquable, qui ne doit rien au hasard, quand on sait l'exigence de ce format particulier qu'est la coupe, et tout l'aspect aléatoire qui l'entoure.
« Si on a cette régularité, c'est parce que l'on a un groupe très concerné par cette compétition, que cela nous tient à cœur, encore plus cette saison avec ce que l'on a traversé (le décès du président de la section féminine en avril, NDLR). Pour nous le staff, la volonté est de jouer toutes les compétitions à fond et de la même façon, en sachant que l'on démarre toujours la saison avec la coupe comme objectif. C'est aussi une belle vitrine pour le club », énumère le coach Serge Pialat.
Autant d'arguments qui prouvent la volonté du BPFC de toujours bien figurer lors de cette coupe. Malgré cette ''habitude'', la finale de cette saison reste compliquée à gérer, au-delà même de l'adversaire. C'est le format qui sort en effet de l'ordinaire, avec un championnat qui s'est terminé le 06 mai dernier. Depuis, un quart de finale le 13 mai, une demi-finale le 20 mai, et plus rien. Quatre semaines séparent le dernier match officiel de cette finale...
« Sur une fin de saison, gérer cette longue durée jusqu'à la finale a été le plus compliqué, pour tenir le groupe concerné, mais les filles ont répondu présent », souligne le coach. Pour garder le rythme, ce dernier a adapté son programme, avec de nombreux matches amicaux, contre des équipes masculines. « On a voulu rompre avec la lassitude d'une saison commencée début août », précise-t-il.
Autre aspect à contrôler, la pression de la finale. Car depuis quatre semaines, toutes les joueuses ne peuvent avoir que ce match en tête. Maîtriser ses émotions n'est donc pas simple. « La pression a commencé à vraiment monter cette semaine. Sur la préparation, on a jamais trop abordé ce sujet, cela s'est fait naturellement », note Serge Pialat.
Celui-ci a quelques éléments qui permettent de le rassurer sur ce point. Son groupe est en effet habitué à gérer ces grands événements. « Avec les gros matches en coupe de France, les tours de barrage pour la D2, les finales de coupe, on a un vécu. L'adrénaline monte forcément, mais le groupe gère bien ça, il est présent mentalement. Dans ces matches, il faut une vraie détermination, une grosse concentration », estime Serge Pialat.

Un adversaire de taille
La seule nouveauté cette saison est finalement la dimension de la compétition, avec la première édition de la coupe de Nouvelle-Aquitaine. L'adversaire proposée ce dimanche le prouve, puisqu'il s'agit de l'équipe de Limoges Landouge. Soit une finale entre une équipe d'ex-Aquitaine habituée de l'événement, et une équipe de l'ex-Centre Ouest qui a survolé son championnat R1.
Cette saison, Limoges a en effet signé quatorze victoires et quatre nuls, pour aucune défaite. Les chiffres sont impressionnants : quatre-vingt-dix buts marqués en dix-huit journées, pour dix encaissés. Évidemment premières de leur poule, les limougeaudes n'ont cependant pas pu accéder à la D2, battues par Rouen, justement barragiste de la D2 cette saison.
« Limoges est favori de ce match sur le papier, ils ont une grosse équipe avec de grosses individualités. Terminer un championnat avec aucune défaite c'est remarquable », commence le technicien bergeracois. « On les a joués en août dernier en match amical, mais à cette période, cela relève plus de l'anecdote. On ne s'est pas occupé de l'adversaire pour préparer ce match », affirme-t-il.
Les bergeracoises, ici Chaboisseau,
vont devoir bien gérer la transition vers l'avant.
© François Berterreche.
Le coach souhaite plutôt voir son équipe développer son jeu, travaillé tout au long de la saison. Un jeu de possession, avec un bloc bien en place. « Il faut trouver l'équilibre entre offensif et défensif, poser le jeu, avec un bloc costaud, où l'on met de l'animation », explique-t-il. Un jeu où les joueuses sont souvent proches, avec des duos très dynamiques dans les couloirs, et la recherche de triangles pour ensuite renverser à l'aile opposée.
Autre force, les multiples visages que le BPFC peut montrer. « On a une faculté à s'adapter au type de match, au type d'adversaire et au scénario, en changeant le jeu, le système », met en avant Serge Pialat. Avec ces caractéristiques, il est possible que son équipe se mette en place dans les dix premières minutes avec l'idée d'observer son adversaire. Mais tout reste possible aussi.
Bien au-delà du scénario, pour le coach, les ingrédients d'une finale sont ailleurs : « Chez nous, la notion de groupe est très forte, la cohésion et l'état d'esprit sont notre marque de fabrique. Après, ce qui est important c'est la faculté à gagner les duels en laissant le moins d'espace possible, et la capacité à faire les bons choix dans la transition et l'utilisation du ballon à la récupération ».
En prenant de la distance par rapport au résultat final, et malgré une farouche détermination pour aller chercher une deuxième fois ce trophée (après la finale gagnée en 2016), le coach voit aussi ce match comme de l'expérience supplémentaire. « Ce qui m'importe surtout, c'est que l'on soit capable de grandir à travers ce genre d'événements », conclut-il.

Bergerac (R1) – Limoges Landouge (R1)

Complexe sportif de l'Argenté (Mont de Marsan), coup d'envoi dimanche à 15h00.

Arbitres : Emeline Rochebiliere, assisté de Yannick Planas et Pierre Richomme.

Le groupe : Camus (suspendue), Carrié, Cerdan, Chaboisseau, Chouet, Claret, Drouault, Goubie, Lebled, Leveque, Longeaud, Martin, Masdupuy, Nierichlo, Sardella, Soares, Taule, Zaïda.

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